L'Atelier - Créneau PWC
| Mercredi 7 novembre 2012: 17h00 - 18h00 |
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L’intérêt pour le secteur du diagnostic médical in vitro affiche une forte croissance Loïc KUBITZA - directeur - PwC - Luxembourg Anne-Christine MARIE - Directeur - PwC De 2012 à 2014, PwC s’attend à une croissance de l’intérêt des investisseurs envers l’industrie du dispositif médical de diagnostic in vitro (DMDIV)1. Selon « Diagnostics 2011 », l’étude bisannuelle de PwC sur l’industrie du DMDIV, cette tendance fait suite à la montée en flèche de la valeur des fusions-acquisitions dans le secteur, l'accélération du nombre de partenariats avec l’industrie pharmaceutique portant sur les tests compagnons2 et l'émergence de nouvelles perspectives en matière de détection précoce du cancer observées ces deux dernières années. Durant les sept premiers mois de 2011, plusieurs transactions, valorisées au-delà du milliard de dollars, ont contribué à plus que tripler la valeur des fusions-acquisitions de l’industrie du DMDIV par rapport à 2010, dépassant ainsi les 15 milliards de dollars. Selon « Diagnostics 2011 », le regain d’intérêt pour le secteur provient non seulement des acteurs historiques du marché, mais aussi de nouveaux entrants, comme les investisseurs financiers, les groupes de produits de recherche3 , les laboratoires d’analyses médicales et les entreprises spécialisées dans les dispositifs médicaux. Cette arrivée, couplée à la conclusion de transactions de valeurs plus élevées que par le passé, pourrait redéfinir le paysage concurrentiel de l’industrie, alors que plusieurs acteurs confortent leurs parts de marché. Cependant, la pérennité des partenariats dans le domaine des tests compagnons sera tributaire des mesures de soutien à l'innovation par les gouvernements, les agences réglementaires et l’industrie. « Nous constatons une augmentation des avancées en matière d'innovation scientifique et technologique, déclare Anne-Christine Marie, associée chez PwC France. Face à la demande croissante des solutions de médecine ciblée, l'extension de la gamme de tests de diagnostic in vitro offre des perspectives très prometteuses que les entreprises pharmaceutiques ne peuvent plus ignorer dans leurs stratégies futures. La question principale est de savoir s’il vaut mieux développer une activité en interne, racheter une activité extérieure existante ou poursuivre un partenariat. » « La forte croissance des transactions et la diversité des acquéreurs laissent prévoir de réelles perspectives positives dans certains secteurs du diagnostic in vitro, ainsi que des synergies intersectorielles potentielles », ajoute Loïc Kubitza,auteur du rapport « Diagnostics 2011 » et directeur dans le groupe « Pharmaceutiques et Sciences de la Vie » chez PwC Luxembourg. L’industrie pharmaceutique évalue les options pour accéder à l’innovation dans le diagnostic Parallèlement à la mise en place de partenariats externes pour accéder à l'innovation dans le domaine du diagnostic, les entreprises pharmaceutiques ont adopté quatre modèles pour s’investir dans le diagnostic in vitro : 1. la constitution d'une activité industrielle à part entière dans une division « diagnostics » ; 2. la création d'une unité « diagnostics » au sein de la division « pharmaceutiques » pour développer des technologies de diagnostic pour des besoins spécifiques de cette division ; 3. la mise en place d'un groupe de business développement « diagnostics » pour diriger certaines activités de partenariat de la division « pharmaceutiques » avec des tiers ; 4. la création d'une division « produits de recherche » dont certaines technologies pourraient être adaptées à une utilisation médicale. « Le secteur du diagnostic in vitro suscite un intérêt considérable, qui se manifeste en particulier par la multiplication des partenariats avec l’industrie pharmaceutique autour de tests compagnons. Ce dynamisme continuera tant que l’innovation et le potentiel de croissance dans certains marchés clés, comme ceux des diagnostics moléculaires et tissulaires, demeureront importantes, conclut Loïc Kubitza. Cependant, les différents acteurs du secteur, qu’ils soient publics ou privés, auront un rôle important et urgent à jouer pour soutenir la pérennité de l’innovation dans l’industrie du diagnostic. En l’occurrence, l’industrie demande des mesures de soutien au niveau du prix des diagnostics, des processus d’autorisation de mise sur le marché, de la structure des essais cliniques, du remboursement et du partage des rendements entre partenaires pharmaceutiques et diagnostics. » |

